














Aujourd’hui, sur le continent asiatique, il n’est pas exceptionnel de travailler douze heures par jour, six jours par semaine, c’est même très ancré dans la culture de nombreuses entreprises.
Mais ce rythme effréné pèse lourdement sur la santé de millions de travailleurs il possède même un terme : le “Karoshi“ littéralement “mort par dépassement du travail“.
Au pays du soleil levant, un employé sur cinq risque de mourir au travail en raison d'un surmenage. Les chiffres, plus opaques du côté chinois, sont à première vue identiques, peut-être même supérieurs dans certains secteurs industriels.
Lors de mon dernier voyage sur le continent asiatique, j’ai observé, aux heures tardives, ces hommes et femmes de l’ombre, travailleurs résignés, acharnés, parfois jusqu’à l’épuisement.
À Shanghai, dans la lumière caractéristique des nuits de cette mégalopole de plus de 24 millions d’habitants, j’ai tenté de restituer avec la douceur qu’ils méritent, leur place dans leur environnement, perdus dans des espaces encombrés de cartons, de plastique ou de béton, parfois même jusqu’à leurs disparitions, comme happés par la ville et ses besoins de consommation